International

Puissance et réalités USS Gerald R. Ford, l’envers du décor d’un géant des mers

par Hervé Poly

Symbole de la projection de puissance américaine, le porte-avions USS Gerald R. Ford incarne la supériorité technologique et la dissuasion globale. Mais derrière l’image d’invincibilité, la durée exceptionnelle du déploiement, les difficultés techniques à bord et le contexte stratégique actuel révèlent une réalité plus âpre : fatigue humaine, tensions familiales et contraintes industrielles. Un rappel que la puissance militaire repose d’abord sur des femmes et des hommes soumis à une pression extrême.

On vous explique Pourquoi la Slovaquie et la Hongrie s’opposent à Kiev sur l’énergie

par Nicolas Ravel

Les orientations politiques des gouvernements slovaques et hongrois diffèrent par de nombreux aspects. Il serait erroné de mettre sur le même plan la politique de M. Fico et celle de M. Orban. Néanmoins, les deux exécutifs partagent la même politique d’ouverture vis-à-vis de la Russie, le soutien à un règlement pacifique de la guerre en Ukraine ou l’opposition à la politique de sanctions de l’Union européenne.

Géopolitique Les sanctions économiques comme arme impériale, le siège du XXIe siècle

par Hervé Poly

Instrumentées par Washington et relayées par une partie de l’Occident, les sanctions unilatérales contre Cuba, le Venezuela, la Syrie, l’Iran, la Corée du Nord ou hier l’Irak, constituent l’une des armes les plus massives, les moins spectaculaires et les moins débattues de notre époque. Elles ne se contentent pas d’entraver des gouvernements ; elles organisent un siège économique durable contre des populations civiles, produisant famines, pénuries médicales, effondrement des infrastructures vitales et surmortalité.

Instabilité chronique Naufrage démocratique au Pérou sur fond de lutte d’influence sino-américaine

par Paul Moullec

En dix ans, le Pérou a connu neuf présidents. Deux seulement ont été élus au suffrage universel. Les autres ont été propulsés ou renversés par un Congrès devenu l’épicentre d’une mécanique de destitution permanente. Cette instabilité traduit l’épuisement d’un système où le Parlement fait et défait les chefs d’État au gré des rapports de force, des pressions judiciaires et des intérêts économiques et personnels. Dernier épisode en date, la destitution du président José Jeri par le Congrès le 17 février.