Devant le tribunal de commerce de Lille, le rassemblement de soutien aux salariés de Ziegler donne une idée de l’inquiétude. Les pancartes sont claires : 1 436 emplois menacés, ce sont 1 436 familles fragilisées. Derrière les chiffres, il y a des familles C’est la CGT qui a structuré cette journée de soutien. Le secrétaire général de l’Union départementale du Nord, Jean-Paul Delescaut, a insisté sur la dimension humaine de la crise. Une liquidation judiciaire ne se résume pas à une opération comptable. Dans la foule, on pouvait entendre que « les profits pour quelques-uns ne doivent pas signifier la misère pour tous ». Dans un secteur déjà soumis à la hausse des coûts — carburant, péages, concurrence — la disparition brutale d’un acteur crée un effet domino. Pour les salariés, la décision judiciaire marque surtout un arrêt dans des parcours professionnels souvent construits sur des décennies. À Bapaume, la Satra emportée dans un tourbillon qui la dépasse À Bapaume, la société Satra, filiale historique du groupe, jouissait d’une réputation solide. L’activité y était soutenue, au point que certains responsables affirment avoir refusé des…
Derrière les chiffres, il y a des familles
C’est la CGT qui a structuré cette journée de soutien. Le secrétaire général de l’Union départementale du Nord, Jean-Paul Delescaut, a insisté sur la dimension humaine de la crise. Une liquidation judiciaire ne se résume pas à une opération comptable. Dans la foule, on pouvait entendre que « les profits pour quelques-uns ne doivent pas signifier la misère pour tous ».
Dans un secteur déjà soumis à la hausse des coûts — carburant, péages, concurrence — la disparition brutale d’un acteur crée un effet domino. Pour les salariés, la décision judiciaire marque surtout un arrêt dans des parcours professionnels souvent construits sur des décennies.
À Bapaume, la Satra emportée dans un tourbillon qui la dépasse
À Bapaume, la société Satra, filiale historique du groupe, jouissait d’une réputation solide. L’activité y était soutenue, au point que certains responsables affirment avoir refusé des contrats faute de capacité supplémentaire.
Pour les salariés, le choc est d’autant plus grand. En quelques semaines, une entreprise décrite comme une « très bonne boîte » a cessé d’exister. Sans transition, les cartes carburant et de péage ont été coupées, les camions immobilisés et les clients perdus.
L’incompréhension domine. « Comment peut-on en arriver à mettre 69 personnes au chômage alors qu’on fait des bénéfices chaque année ? » s’interrogent les salariés. Le contraste entre la santé opérationnelle de la filiale et l’effondrement de la maison mère nourrit un sentiment d’injustice largement partagé.