La réalité est tout autre, indique le syndicat. Derrière ces chiffres, la CGT dénonce une confusion entretenue entre salaire réel et rémunérations annexes. « Seul le salaire constitue une stabilité des revenus », rappelle-t-elle, pointant un glissement qui fragilise le financement de la protection sociale.
Surtout, la CGT insiste sur une réalité bien moins reluisante. Dans certaines situations, des salariés peuvent « ne gagner qu’à peine plus du SMIC », notamment via le jeu des filiales qui permet de contourner les grilles salariales des maisons mères.
Si Safran affiche une santé économique solide, portée par la reprise du trafic aérien et des carnets de commandes bien remplis, les tensions persistent. En toile de fond, une question classique mais explosive dans l’industrie française : la répartition de la valeur.
Peut-on continuer à présenter comme « avantageuse » une rémunération de plus en plus déconnectée du salaire, dans un groupe stratégique, soutenu par des perspectives industrielles de long terme ? En creux, c’est la question que pose la CGT.