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Haut-fourneau de Fos-sur-Mer / Borvan53 - CC BY-SA 4.0
Sidérurgie

À Fos-sur-Mer, la bataille de l’amiante devient un bras de fer politique

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Temps de lecture : 3 minutes

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Industrie Sidérurgie ArcelorMittal Santé CGT Emploi

À Fos-sur-Mer, le dossier de l’amiante vient de franchir un cap. Entre la CGT d’ArcelorMittal, la direction du groupe et le ministère du Travail, le conflit s’envenime autour de la reconnaissance du site comme établissement « amianté », qui ouvrirait l’accès au dispositif de départ anticipé pour des centaines de salariés.

Car pour la CGT, c’est un fait désormais établi. L’exposition à l’amiante n’a jamais cessé sur le site et concernerait un volume important de travailleurs, avec plus de 600 salariés suivis médicalement. « Un scandale sanitaire », tranche-t-il. En face, l’État « temporise ». Le ministère du Travail a refusé, à ce stade, de classer le site dans le cadre de l’ACAATA, malgré un dossier alimenté depuis plusieurs années. ArcelorMittal, de son côté, conteste toute exposition « significative » au sens réglementaire et estime que les activités réalisées sur le site ne relèvent pas des cas « typiquement reconnus ». À lire aussi On a fait les comptes : Et si, en plus, c’était une bonne affaire de nationaliser ArcelorMittal ? Une bataille qui se déplace sur le terrain judiciaire Face à ce blocage, la CGT annonce un recours devant le tribunal administratif, avec l’appui d’un cabinet d’avocats, pour faire reconnaître juridiquement le risque et les droits associés. Dans le même temps, une assemblée générale exceptionnelle est organisée à…Un scandale sanitaire », tranche-t-il.

En face, l’État « temporise ». Le ministère du Travail a refusé, à ce stade, de classer le site dans le cadre de l’ACAATA, malgré un dossier alimenté depuis plusieurs années. ArcelorMittal, de son côté, conteste toute exposition « significative » au sens réglementaire et estime que les activités réalisées sur le site ne relèvent pas des cas « typiquement reconnus ».

Une bataille qui se déplace sur le terrain judiciaire

Face à ce blocage, la CGT annonce un recours devant le tribunal administratif, avec l’appui d’un cabinet d’avocats, pour faire reconnaître juridiquement le risque et les droits associés. Dans le même temps, une assemblée générale exceptionnelle est organisée à Fos-sur-Mer le 29 avril prochain, réunissant juristes, élus et acteurs locaux. Objectif : structurer la riposte et élargir le rapport de force.

Car derrière la bataille juridique, c’est bien une bataille politique qui s’ouvre. Le refus de classement est pris par des décisionnaires bien loin des ateliers, en contradiction avec les remontées du terrain et les avis des institutions spécialisées.

Amiante, décarbonation, industrie : un même front

À Fos, la question de l’amiante s’inscrit dans un moment plus large de bascule pour le site et pour tout le bassin industriel.

La CGT lie ce dossier à celui de la transition écologique en cours dans la sidérurgie. Décarboner, oui — mais à quelles conditions ? Sans investissements massifs, sans garanties sur l’emploi et sans maîtrise publique, le risque est que la « transition » serve de paravent à une nouvelle phase de désindustrialisation.

Le syndicat remet sur la table la nationalisation comme levier pour sécuriser les investissements et orienter la transformation du site.

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