Sans bloquer le détroit d’Ormuz, Téhéran semble tester une approche plus subtile : différencier ses partenaires plutôt que paralyser les flux. Une stratégie qui viserait moins l’affrontement direct que l’érosion progressive des solidarités occidentales.
Ce 28 mars, des manifestations baptisées « No Kings » ont rassemblé plusieurs millions de personnes à travers les États-Unis, selon diverses estimations militantes et médiatiques.
Les frappes iraniennes menées contre des installations dans le Golfe ont d’abord visé des intérêts militaires américains, dans une logique de représailles à des attaques israéliennes contre des infrastructures iraniennes.
Pendant trente ans, les États-Unis n’ont pas seulement dominé le monde, ils ont prétendu clore l’Histoire. L’hyperpuissance devait être définitive, la suprématie irréversible, l’ordre mondial stabilisé sous pavillon étoilé. Puis vint la plomberie.
Derrière la course aux algorithmes et aux puces se joue la bataille de l’électricité. L’intelligence artificielle, vorace en énergie, montre bien le fossé entre une Chine qui planifie et investit à long terme et des États-Unis prisonniers d’un modèle financiarisé et énergétiquement contraint. Cette rivalité redessine déjà l’équilibre technologique mondial.
Deux semaines après le lancement de l’opération « Epic Fury », l’offensive américano-israélienne contre l’Iran apparaît déjà très éloignée du scénario initial d’une guerre courte. Conçue comme une campagne de frappes massives destinée à neutraliser rapidement les capacités militaires iraniennes et à provoquer un changement politique à Téhéran, l’opération s’est transformée en conflit d’attrition.
L’offensive américano-israélienne lancée fin février contre l’Iran devait démontrer la supériorité technologique occidentale. Moins de deux semaines après le début de l’opération « Epic Fury », le scénario initial semble pourtant s’inverser.
L’attention se concentre sur la hausse du pétrole et du gaz. Pourtant, une autre onde de choc pourrait bientôt apparaître : celle de l’agriculture mondiale. Le Golfe n’est pas seulement une artère énergétique. Il est aussi un centre majeur de production et d’exportation d’engrais.