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Pedro Miguel Cota/shutterstock
Cuba

Quand le blocus s’attaque aux malades et aux enfants

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Mise à jour le 6 mars 2026
Temps de lecture : 5 minutes

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Caraïbes Guerre Santé États-Unis Cuba Science

À Cuba, le cancer est la deuxième cause de mortalité. Plus de 50 000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année. Le gouvernement fait tout pour maintenir son système de santé public, malgré le blocus total imposé par Washington qui complique chaque geste médical.

Le docteur Luis Martinez Rodriguez, directeur de l’Institut national d’oncologie et de radiobiologie, rappelle que le cancer est aussi la première cause d’années de vie potentiellement perdues dans l’île. Le pays a pourtant construit un programme intégral de contrôle du cancer, structuré des soins primaires jusqu’aux instituts spécialisés. Prévention, promotion de la santé, réseau national d’oncologie clinique, radiothérapie, oncologie pédiatrique, l’architecture est là. Sur le même sujet Malgré les menaces : Les USA perdent leur bras de fer diplomatique contre Cuba Mais les résultats « ont été affectés ces dernières années par les limitations et restrictions du blocus ». Difficultés pour acquérir des vaccins préventifs, pour entretenir des équipements de pointe, pour acheter des pièces de rechange, des médicaments anticancéreux, des dispositifs chirurgicaux ; derrière le blocus, ce sont des appareils immobilisés et des vies fragilisées. Femmes enceintes et nourrissons, les premières victimes Le blocus énergétique ajoute une pression supplémentaire. À l’Hôpital général universitaire…

Mais les résultats « ont été affectés ces dernières années par les limitations et restrictions du blocus ». Difficultés pour acquérir des vaccins préventifs, pour entretenir des équipements de pointe, pour acheter des pièces de rechange, des médicaments anticancéreux, des dispositifs chirurgicaux ; derrière le blocus, ce sont des appareils immobilisés et des vies fragilisées.

Femmes enceintes et nourrissons, les premières victimes

Le blocus énergétique ajoute une pression supplémentaire. À l’Hôpital général universitaire Ernesto Guevara de la Serna, à Las Tunas, 450 à 500 lits sont occupés chaque jour. Aux urgences, 400 à 500 patients sont accueillis quotidiennement. Ventilateurs mécaniques, blocs opératoires, incubateurs, stations de production d’oxygène : tout dépend de l’électricité et du carburant. Sans énergie, les équipements cessent de fonctionner. La médecine moderne s’arrête.

Les chiffres sont implacables. Plus de 32 000 femmes enceintes exposées à des risques importants en raison des pénuries de carburant ; plus de 61 000 nourrissons de moins d’un an nécessitant des soins particuliers ; des retards dans les calendriers vaccinaux ; des difficultés d’accès aux échographies obstétricales ou aux transports sanitaires d’urgence. Derrière chaque donnée, une mère, un enfant, une famille.

La riposte par la science et la prévention

Pourtant, Cuba ne renonce pas. L’Institut Finlay des vaccins, intégré au groupe BioCubaFarma, développe depuis plus de vingt ans des vaccins conjugués contre le pneumocoque. Le candidat QuimiVio® protège déjà contre sept sérotypes. Entre 2017 et 2019, dans la province de Cienfuegos, 93 % des enfants d’un à cinq ans ont été vaccinés ; les taux de mortalité liés aux formes invasives sont tombés à zéro.

Aujourd’hui, les candidats QuimiVio 11 et QuimiVio 16 visent une protection élargie qui pourraient inclure les personnes âgées. Technologie de conjugaison éprouvée, essais cliniques en cours, production nationale ; là encore, les obstacles matériels sont réels, que ce soit pour accéder aux intrants, aux réactifs ou aux pièces de maintenance. Mais la logique reste d’investir dans la prévention pour sauver des vies.

Les enfants handicapés frappés de plein fouet

Le blocus frappe aussi les enfants en situation de handicap. Le pays a besoin de 538 fauteuils roulants, électriques ou manuels. Des écoles spécialisées manquent de matériel pédagogique, d’imprimantes braille et de bus adaptés. Des traitements comme la toxine botulique, produits aux États-Unis, sont inaccessibles. Ce sont des enfants qui cessent de marcher, des parents qui voient s’éloigner des progrès durement acquis.

On peut discuter de tout. Mais priver un pays de carburant, de médicaments et d’équipements médicaux, ce n’est pas une mesure abstraite. À l’heure où certains parlent de « droits de l’homme » à géométrie variable, il faut regarder les faits. Un système de santé public qui tient, une recherche biotechnologique qui avance, et un peuple qui paie le prix d’une guerre économique prolongée.

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