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L’appel de Pékin

Pourquoi les patrons occidentaux se pressent au Forum pour le développement de la Chine

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Mise à jour le 3 avril 2026
Temps de lecture : 5 minutes

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Chine Finance

La Chine avance ses pions. En réunissant les dirigeants des plus grandes multinationales et en affichant un cap économique clair, Pékin s’impose comme un pôle de stabilité dans un monde traversé par les crises. La Chine comme principal acteur de la stabilité du monde ? C’est le schéma qui se dessine, au grand dam de Washington.

Sur le plan diplomatique bien sûr, tant Pékin se réfère volontiers au droit international et au multilatéralisme. Deux choses allègrement piétinées à l’autre bout du Pacifique. Sur le plan écologique aussi, avec le prodigieux développement des industries « vertes » ; sans oublier les discours très remarqués de Xi Jinping à la tribune des Nations unies, qui engagent pleinement son pays dans des objectifs ambitieux en matière climatique. À lire aussi Finance : Huawei est détenu à 99 % par ses salariés. Et ce n’est pas un détail Mais c’est sûrement sur le plan économique et commercial que Pékin montre son rôle de « garant de la stabilité mondiale ». En réunissant plus de 80 PDG de grandes entreprises internationales lors de son désormais coutumier « Forum pour le développement de la Chine », le Parti communiste chinois fait une nouvelle démonstration de force. « Les fleurs s’épanouissent, le calme règne » Il existe des forums de toutes sortes et de toutes dimensions. Mais les principaux dirigeants d’entreprises occidentales se…

Mais c’est sûrement sur le plan économique et commercial que Pékin montre son rôle de « garant de la stabilité mondiale ». En réunissant plus de 80 PDG de grandes entreprises internationales lors de son désormais coutumier « Forum pour le développement de la Chine », le Parti communiste chinois fait une nouvelle démonstration de force.

« Les fleurs s’épanouissent, le calme règne »

Il existe des forums de toutes sortes et de toutes dimensions. Mais les principaux dirigeants d’entreprises occidentales se pressent pour participer à celui-ci. La raison ? Il se tient chaque année après la session de l’Assemblée nationale populaire. Aux premières loges, donc. Avec l’adoption du 15e plan quinquennal, cet événement avait une importance d’autant plus forte.

« Le printemps s’éveille à Pékin, les fleurs s’épanouissent, le calme règne », s’est satisfait Li Qiang, Premier ministre de la République populaire, dans son discours d’ouverture. La guerre fait pourtant rage au Moyen-Orient. L’Amérique du Sud vit au rythme des agressions états-uniennes. Le Caucase est en proie à bien des opérations de déstabilisation. La majorité du monde redoute la guerre commerciale que Washington pourrait reprendre d’un jour à l’autre.

Le 15e plan quinquennal, colonne vertébrale de la stratégie chinoise

Et c’est précisément là que la Chine compte jouer un rôle encore plus grand. Elle a montré qu’elle n’avait pas plié face à Donald Trump et offre, via son 15e plan quinquennal, un cadre stable que les investisseurs plébiscitent.

Bien sûr, Pékin ne cherche ni à convaincre ces grands patrons des bienfaits de son « socialisme de marché », ni à leur laisser grandes ouvertes les portes du marché chinois. C’est une démonstration supplémentaire de sa force de stabilité.

Ces dirigeants d’entreprises connaissent d’ailleurs les règles. Tim Cook, l’homme fort d’Apple, était à nouveau présent à ce forum. Après des décennies de présence en Chine, il sait combien ce n’est pas un marché comme un autre.

Un marché encadré mais incontournable pour les entreprises étrangères

Les entreprises étrangères doivent respecter la loi sur les investissements étrangers (mise à jour en 2020 et amendée entre 2024 et 2026). Elles ne peuvent pas investir dans certains secteurs, comme le tabac. Pour d’autres, à l’image de l’automobile, elles doivent obligatoirement construire une coentreprise avec un acteur local. Si elles ne respectent pas la réglementation, elles s’exposent à des sanctions pouvant aller jusqu’à la confiscation.

Malgré tout, les entreprises occidentales comme les États se pressent en Chine. Il faut dire que son économie devrait atteindre 170 000 milliards de yuans, soit plus de 21 000 milliards d’euros, d’ici à la fin de 2030. Cela représenterait une croissance de plus de 21 % en cinq ans. Face aux troubles et aux ruptures des chaînes d’approvisionnement, la promesse de stabilité séduit de plus en plus.

C’est ce qui explique la présence de Tim Cook (Apple), Philipp Navratil (Nestlé), Albert Bourla (Pfizer), Jay Y. Lee (Samsung), Roland Busch (Siemens) et de tant d’autres. Tous réunis pour écouter les priorités politiques du Parti communiste chinois et échanger avec les autorités.

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