Travail et luttes

CDI « jeune » Le retour assumé du CPE par la porte patronale

par Léa Triolen

Le Medef remet une pièce dans la machine. Vingt ans après l’explosion sociale provoquée par le CPE, le patronat français ressort des tiroirs une vieille recette : créer un contrat spécifique pour la jeunesse, plus flexible, plus précaire, et présenté comme un remède miracle au chômage. Rebaptisé « CDI jeune », l’emballage change. Le fond, lui, reste obstinément le même.

Handicap et emploi L’illusion inclusive épinglée par la Cour des comptes

par Livio Tedeschi

Près de vingt ans après la loi du 11 février 2005, la Cour des comptes dresse un bilan accablant de l’inclusion professionnelle des personnes en situation de handicap. Derrière les discours sur la « société inclusive », le rapport révèle une réalité faite de précarité, de stratégies d’évitement patronales et d’une dilapidation d’argent public sans résultats probants.

Haute-Garonne Fibre Excellence, symbole d’un État qui renonce à produire

par Jean-Paul Legrand

La situation de l’usine de pâte à papier de Saint-Gaudens, en Haute-Garonne, ne peut se réduire au seul débat sur le prix de l’électricité, qui pèse indiscutablement, mais n’est pas le seul facteur des difficultés. Cette crise est avant tout structurelle et stratégique, inscrite dans les logiques profondes du capitalisme mondialisé et de la désindustrialisation progressive du territoire.

État des lieux Handicap et précarité, le système français à l’épreuve des faits

par Léa Triolen

Selon les dernières données publiées par la DREES, les personnes en situation de handicap restent durablement exposées au chômage, à la précarité et à des parcours de vie marqués par l’exclusion. Malgré des dispositifs affichés comme protecteurs, l’emploi, les prestations sociales et l’accompagnement institutionnel peinent à garantir l’égalité des droits.

Industrie chimique Deux morts au travail au cœur d’un site Seveso à Saint-Fons

par Léa Triolen

L’explosion survenue à l’usine Elkem Silicones de Saint-Fons a désormais coûté la vie à deux salariés, âgés de 47 et 55 ans, et grièvement blessé plusieurs autres. Sur ce site Seveso, situé au cœur de la vallée de la chimie, le drame ne met pas en cause une « fatalité industrielle », mais des choix d’organisation, de prévention et de gestion du risque.