La direction insiste : pas d’atteinte à la production, uniquement des départs volontaires dans les fonctions support. Finance, ressources humaines, marketing, logistique. L’intelligence artificielle est appelée à « rationaliser » ces activités. Des chiffres moins noirs qu’annoncé L’année 2025 a été difficile avec un chiffre d’affaires en recul de 1,2 % à 8,17 milliards d’euros et un résultat opérationnel en chute de 25 % à 601 millions. Les droits de douane américains sont pointés du doigt. Mais le bénéfice net progresse malgré tout de 5,6 % à 245 millions d’euros. Et surtout, la Bourse a salué l’annonce : le titre a bondi de plus de 10 %. Les marchés aiment les plans d’économies. Les salariés, un peu moins. Le plan « Rebond » vise 200 millions d’euros d’économies d’ici 2027 et un retour à une marge de 10 %. Autrement dit, restaurer la rentabilité avant toute autre considération. Les sites français sous tension Sept entités françaises sont concernées : le siège d’Écully, Pont-Évêque, Rumilly, Mayenne, Saint-Lô… Dans la Manche, cinq postes seraient visés sur un site d’une centaine de salariés. La…
Des chiffres moins noirs qu’annoncé
L’année 2025 a été difficile avec un chiffre d’affaires en recul de 1,2 % à 8,17 milliards d’euros et un résultat opérationnel en chute de 25 % à 601 millions. Les droits de douane américains sont pointés du doigt.
Mais le bénéfice net progresse malgré tout de 5,6 % à 245 millions d’euros. Et surtout, la Bourse a salué l’annonce : le titre a bondi de plus de 10 %. Les marchés aiment les plans d’économies. Les salariés, un peu moins.
Le plan « Rebond » vise 200 millions d’euros d’économies d’ici 2027 et un retour à une marge de 10 %. Autrement dit, restaurer la rentabilité avant toute autre considération.
Les sites français sous tension
Sept entités françaises sont concernées : le siège d’Écully, Pont-Évêque, Rumilly, Mayenne, Saint-Lô… Dans la Manche, cinq postes seraient visés sur un site d’une centaine de salariés.
La production n’est pas touchée, assure la direction. Les 17 sites industriels français seraient maintenus. Les syndicats reconnaissent l’absence de licenciements secs, mais restent vigilants sur les modalités des départs et les réorganisations internes.
Au-delà des économies, SEB veut accélérer et réduire de 30 % les cycles de mise sur le marché, rapprocher la R&D des zones de production – souvent asiatiques – et intensifier la présence numérique. C’est toute la chaîne de valeur qui se réorganise sous la pression d’une concurrence jugée « plus rapide ».