Derrière cette décision, la direction invoque un modèle économique devenu non viable, marqué par la baisse de fréquentation des magasins et la montée en puissance du commerce en ligne. Un quatrième plan social en deux ans La décision annoncée ce mercredi marque une étape supplémentaire dans une crise qui dure depuis plusieurs années. Il s’agit du quatrième plan social engagé par l’enseigne en l’espace de deux ans. Sur les quelque 400 salariés encore en poste, 350 devraient perdre leur emploi, touchant à la fois les vendeurs, les équipes logistiques et les services administratifs. L’ampleur des suppressions de postes montre que la restructuration ne vise pas une simple réorganisation, mais une transformation radicale du modèle économique. 4Murs ferme ses magasins, 350 emplois supprimés et avec eux autant de familles laissées dans le besoin. C’est le quatrième plan social en deux ans ! On ne peut pas laisser ces enseignes sacrifier des vies, L’État doit sortir de l’inaction et protéger l’emploi et nos territoires de l’appel d’air des délocalisations et des licenciements ! Soutien total aux salarié·es. — Fabien Roussel (@Fabien_Roussel) 25 mars 2026 Fondée en…
Un quatrième plan social en deux ans
La décision annoncée ce mercredi marque une étape supplémentaire dans une crise qui dure depuis plusieurs années. Il s’agit du quatrième plan social engagé par l’enseigne en l’espace de deux ans. Sur les quelque 400 salariés encore en poste, 350 devraient perdre leur emploi, touchant à la fois les vendeurs, les équipes logistiques et les services administratifs. L’ampleur des suppressions de postes montre que la restructuration ne vise pas une simple réorganisation, mais une transformation radicale du modèle économique.
4Murs ferme ses magasins, 350 emplois supprimés et avec eux autant de familles laissées dans le besoin.
C’est le quatrième plan social en deux ans !
On ne peut pas laisser ces enseignes sacrifier des vies,
L’État doit sortir de l’inaction et protéger l’emploi et nos territoires de l’appel d’air des délocalisations et des licenciements !
Soutien total aux salarié·es.
— Fabien Roussel (@Fabien_Roussel) 25 mars 2026
Fondée en 1969 et longtemps pionnière du papier peint et de la décoration murale, l’entreprise a connu son essor grâce à un réseau dense de magasins spécialisés. Mais ce modèle, basé sur la présence physique et le conseil en magasin, se heurte désormais à une concurrence accrue des grandes surfaces de bricolage et des plateformes numériques. La direction reconnaît que le réseau de points de vente n’atteint plus l’équilibre financier, en raison de charges fixes élevées et d’une fréquentation en recul constant.
Des territoires déjà fragilisés en première ligne
Les annonces de fermeture se succèdent depuis le début de l’année, notamment dans le Nord et le Pas-de-Calais. Des magasins ont déjà été concernés à Lens, Noyelles-Godault, Cambrai, La Sentinelle ou encore Louvroil. Pour ces territoires marqués par les reconversions industrielles et la fragilité du commerce local, chaque fermeture représente bien plus qu’une simple disparition d’enseigne. Elle signifie la perte d’emplois qualifiés, la baisse de fréquentation des zones commerciales et une nouvelle contraction de l’activité économique locale.
Pour les salariés concernés, la transition numérique se traduit avant tout par une précarisation de l’emploi et une incertitude sur l’avenir professionnel.
Pour les organisations syndicales, la fermeture massive des magasins 4Murs est le résultat d’une stratégie patronale qui fait des salariés la variable d’ajustement. Quatrième plan social en deux ans, suppressions d’emplois en cascade : la méthode est dénoncée comme brutale et socialement irresponsable.
Les syndicats accusent la direction d’avoir tardé à anticiper les mutations du secteur, avant d’imposer aujourd’hui une solution expéditive : fermer les magasins, supprimer les postes et basculer vers le numérique. Ils alertent sur les conséquences pour les territoires déjà fragilisés, où chaque fermeture accélère la désertification commerciale.