Ce 28 mars, des manifestations baptisées « No Kings » ont rassemblé plusieurs millions de personnes à travers les États-Unis, selon diverses estimations militantes et médiatiques.
Le secteur de l’armement représente 2 à 3 % de la capitalisation mondiale. Avec des carnets de commandes archi-remplis par l’OTAN, les cotations des entreprises du secteur ont explosé.
L'assassinat ciblé d'Ali Larijani par Israël est présenté par Tel-Aviv comme un coup fatal porté au sommet de l'État iranien. Pourtant, loin d'annoncer le crépuscule du régime, cette disparition met en lumière l'enlisement profond de l'offensive menée par les États-Unis et Israël.
Pendant trente ans, les États-Unis n’ont pas seulement dominé le monde, ils ont prétendu clore l’Histoire. L’hyperpuissance devait être définitive, la suprématie irréversible, l’ordre mondial stabilisé sous pavillon étoilé. Puis vint la plomberie.
Deux semaines après le lancement de l’opération « Epic Fury », l’offensive américano-israélienne contre l’Iran apparaît déjà très éloignée du scénario initial d’une guerre courte. Conçue comme une campagne de frappes massives destinée à neutraliser rapidement les capacités militaires iraniennes et à provoquer un changement politique à Téhéran, l’opération s’est transformée en conflit d’attrition.
Le 28 février dernier, une école primaire était frappée à Minab, dans le sud de l’Iran. Plus de 160 enfants ont été tués. Toutes les enquêtes convergent vers la responsabilité directe des États-Unis.
Depuis plus de dix jours, l’Iran est visé par des bombardements. La République islamique a activé une doctrine militaire inédite : la défense « Mosaïque ». Conçu pour contrer la supériorité militaire conventionnelle des États-Unis et d'Israël, ce modèle décentralisé ne sort pas de nulle part. Il est le fruit d'une longue analyse des récents conflits américains au Moyen-Orient.
L’offensive américano-israélienne lancée fin février contre l’Iran devait démontrer la supériorité technologique occidentale. Moins de deux semaines après le début de l’opération « Epic Fury », le scénario initial semble pourtant s’inverser.
L’offensive américaine contre l’Iran, baptisée Epic Fury, marque une escalade majeure au Moyen-Orient. Présentée comme une opération destinée à neutraliser les capacités militaires de Téhéran, elle pourrait pourtant ouvrir une séquence beaucoup plus incertaine : celle d’une guerre d’attrition où l’endurance industrielle et la profondeur des stocks comptent autant que la supériorité technologique. Une logique déjà à l’œuvre dans la guerre en Ukraine.
Près de 44 milliards d’euros. C’est le montant du plan de modernisation militaire adopté par le Parlement polonais le 28 février. Une somme considérable, qui fait de Varsovie le premier bénéficiaire du nouveau programme européen SAFE, doté de 150 milliards d’euros sur dix ans.