CDI « jeune » Le retour assumé du CPE par la porte patronale

par Léa Triolen

Le Medef remet une pièce dans la machine. Vingt ans après l’explosion sociale provoquée par le CPE, le patronat français ressort des tiroirs une vieille recette : créer un contrat spécifique pour la jeunesse, plus flexible, plus précaire, et présenté comme un remède miracle au chômage. Rebaptisé « CDI jeune », l’emballage change. Le fond, lui, reste obstinément le même.

Haute-Garonne Fibre Excellence, symbole d’un État qui renonce à produire

par Jean-Paul Legrand

La situation de l’usine de pâte à papier de Saint-Gaudens, en Haute-Garonne, ne peut se réduire au seul débat sur le prix de l’électricité, qui pèse indiscutablement, mais n’est pas le seul facteur des difficultés. Cette crise est avant tout structurelle et stratégique, inscrite dans les logiques profondes du capitalisme mondialisé et de la désindustrialisation progressive du territoire.

Automobile Valeo se déleste d’un site industriel de plus. Et après ?

par Esteban Evrard

L’annonce est tombée sans bruit, comme souvent dans les dossiers industriels. Valeo a vendu, fin décembre, son usine de Saint-Quentin-Fallavier (Isère) au groupe Prologis, géant de l’immobilier logistique. Montant de la transaction : 24,5 millions d’euros. Officiellement, l’équipementier restera locataire du site jusqu’à fin 2027, voire mi-2028. Officieusement, c’est une page de plus qui se tourne pour l’industrie automobile française.

Industrie chimique Deux morts au travail au cœur d’un site Seveso à Saint-Fons

par Léa Triolen

L’explosion survenue à l’usine Elkem Silicones de Saint-Fons a désormais coûté la vie à deux salariés, âgés de 47 et 55 ans, et grièvement blessé plusieurs autres. Sur ce site Seveso, situé au cœur de la vallée de la chimie, le drame ne met pas en cause une « fatalité industrielle », mais des choix d’organisation, de prévention et de gestion du risque.

Salaire minimum Pas de coup de pouce pour le Smic

par Rédaction

Alors que le groupe d’experts sur le Smic recommande de se limiter à la hausse mécanique prévue par la loi — environ 1,4 % au 1ᵉʳ janvier 2026 — la CGT dénonce une politique salariale qui maintient, selon elle, des millions de travailleurs au seuil du bas salaire. Entre prudence économique revendiquée et revendications syndicales, le débat sur le pouvoir d’achat reprend de l’ampleur.