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En Iran

Une école détruite, 160 enfants tués et une enquête qui pointe Washington

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Mise à jour le 27 mars 2026
Temps de lecture : 4 minutes

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Guerre États-Unis Iran

Le 28 février dernier, une école primaire était frappée à Minab, dans le sud de l’Iran. Plus de 160 enfants ont été tués. Donald Trump avait immédiatement rejeté la faute sur Téhéran. « Sur la base de ce que j’ai vu, cela a été fait par l’Iran », disait-il encore cyniquement samedi dernier. Dix jours plus tard, toutes les enquêtes convergent vers la responsabilité directe des États-Unis.

Sous la pression médiatique et face à l’accumulation de preuves, la Maison-Blanche a dû infléchir sa position. Le président américain affirme désormais qu’il « s’accommoderait » des conclusions de l’enquête ouverte par le Pentagone. Sur le même sujet Moyen-Orient : Iran. Quand la guerre éclair se transforme en guerre d’usure L’émotion suscitée par cette frappe ne cesse de croître, y compris aux États-Unis. Plusieurs médias américains, dont le New York Times et CNN, estiment désormais que le doute n’est plus permis. Les premiers éléments de l’enquête militaire indiquent que l’armée américaine est bien à l’origine du tir. Le problème est connu. Jusqu’au milieu des années 2010, l’école Shajareh Tayyiba faisait effectivement partie d’un complexe militaire iranien. Mais le site a été transformé en école primaire pour jeunes filles en 2016, avec une entrée distincte et une clôture séparant clairement l’établissement de la base navale voisine. Des images satellites plus récentes, datant notamment de décembre 2025, montraient sans ambiguïté la présence d’enfants dans la cour de l’école. Malgré ces…« s’accommoderait » des conclusions de l’enquête ouverte par le Pentagone.

L’émotion suscitée par cette frappe ne cesse de croître, y compris aux États-Unis. Plusieurs médias américains, dont le New York Times et CNN, estiment désormais que le doute n’est plus permis. Les premiers éléments de l’enquête militaire indiquent que l’armée américaine est bien à l’origine du tir.

Le problème est connu. Jusqu’au milieu des années 2010, l’école Shajareh Tayyiba faisait effectivement partie d’un complexe militaire iranien. Mais le site a été transformé en école primaire pour jeunes filles en 2016, avec une entrée distincte et une clôture séparant clairement l’établissement de la base navale voisine.

Des images satellites plus récentes, datant notamment de décembre 2025, montraient sans ambiguïté la présence d’enfants dans la cour de l’école.

Malgré ces éléments, les coordonnées de la cible n’auraient pas été actualisées avant la frappe.

Un missile Tomahawk au cœur de l’enquête

Une vidéo géolocalisée par des journalistes montre un missile de croisière frappant l’enceinte de la base militaire avant qu’un énorme panache de fumée ne s’élève au-dessus de l’école voisine.

Plusieurs experts en armement ont identifié la munition comme un missile de croisière américain BGM-109 Tomahawk. Les débris retrouvés sur place correspondraient également à ce type d’armement.

Le Tomahawk, produit par le groupe américain Raytheon, est présenté par le Pentagone comme une arme de précision. Il n’est utilisé que par un nombre très limité de pays alliés de Washington.

Malgré cela, Donald Trump avait initialement affirmé que l’Iran pourrait lui aussi disposer de ce type de missile. Une hypothèse rapidement rejetée par plusieurs spécialistes.

Washington contraint d’ouvrir une enquête

Face aux révélations successives et à l’ampleur du drame, le secrétaire à la Défense Pete Hegseth a promis une enquête « approfondie ».

Officiellement, le Pentagone affirme avoir « tout mis en œuvre pour éviter les victimes civiles ». Dans le même temps, l’administration américaine continue d’accuser l’Iran de cibler les civils « sans discrimination ».

Du côté des Nations unies, le Haut-Commissaire aux droits de l’homme Volker Türk a appelé à une enquête « rapide et transparente ». Les conventions de Genève imposent en effet aux belligérants de protéger les populations civiles.

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