L’UNESCO a publié lundi un communiqué rappelant que « les biens culturels sont protégés par le droit international, notamment par la Convention de La Haye de 1954 pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé, y compris son mécanisme de protection renforcée, ainsi que par la Convention de 1972 concernant la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel ». L’agence des Nations unies, créée en 1945, précise avoir « communiqué à toutes les parties concernées (par les opérations militaires en cours) les coordonnées géographiques des sites inscrits sur la Liste du patrimoine mondial ainsi que de ceux présentant une importance nationale, afin d’éviter tout dommage potentiel ». Émotion jusqu’au Japon L’information fait les titres de la presse jusqu’au Japon, où la nouvelle est reprise par la NHK. La presse française, généraliste et spécialisée, ainsi que Euronews, France 24 et l’agence Associated Press, se font également l’écho de ces informations diffusées par des médias iraniens depuis lundi 2 mars. À lire aussi Géopolitique : « Epic Fury », la guerre…les biens culturels sont protégés par le droit international, notamment par la Convention de La Haye de 1954 pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé, y compris son mécanisme de protection renforcée, ainsi que par la Convention de 1972 concernant la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel ».
L’agence des Nations unies, créée en 1945, précise avoir « communiqué à toutes les parties concernées (par les opérations militaires en cours) les coordonnées géographiques des sites inscrits sur la Liste du patrimoine mondial ainsi que de ceux présentant une importance nationale, afin d’éviter tout dommage potentiel ».
Émotion jusqu’au Japon
L’information fait les titres de la presse jusqu’au Japon, où la nouvelle est reprise par la NHK. La presse française, généraliste et spécialisée, ainsi que Euronews, France 24 et l’agence Associated Press, se font également l’écho de ces informations diffusées par des médias iraniens depuis lundi 2 mars.
Rapide tour d’horizon : le quotidien francophone libanais, l’Orient-Le Jour, rapporte l’inquiétude dont fait état l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO). Le journal rapporte que le monument historique a subi des « dégâts après l’explosion d’un missile tombé dans sa zone tampon, Arg Square, au cœur du centre historique de la ville ».
Afarin Emami, directrice du site du patrimoine mondial du palais de Golestan, a indiqué que des dégâts importants avaient touché « les éléments décoratifs architecturaux, en particulier les boiseries, notamment les portes, les fenêtres et les moulures décoratives », toujours selon l’Orient-Le Jour.
Entre silence et récupération
Pour le moment, néanmoins, l’Iran n’aurait pas sollicité de réaction de la part des instances de l’UNESCO, qui n’ont la possibilité de réagir qu’à la demande des pays concernés. C’est ce qu’a indiqué Hind Darwich, l’ambassadrice et déléguée permanente du Liban à l’UNESCO, auprès du quotidien libanais.
Le Magazine français Beaux Arts rapporte que l’explosion du missile a notamment soufflé l’exceptionnel et historique ouvrage de « miroirs et de verreries colorées qui font la singularité du site ».
L’image du Palais du Golestan, patrimoine mondial de l’Humanité et symbole de l’histoire iranienne, a pu faire, par le passé, l’objet de récupérations politiques de la part du pouvoir monarchiste, qui en fait le décor du couronnement de Reza Khan, en 1925. Les extravagances de Mohamed Reza Pahlavi et ses nombreuses récupérations de l’histoire millénaire de l’Iran ont d’ailleurs contribué à consolider l’opinion pour l’arrivée au pouvoir de l’ayatollah. Reza Pahlavi, l’actuel prétendant au trône, n’a pour le moment pas réagi à la nouvelle.