Pour les pays de la zone, l’enjeu affiché est de renforcer l’intégration régionale et de promouvoir un multilatéralisme axé sur le développement. Une orientation stratégique contre le protectionnisme et pour l’intégration Les priorités de cette année 2026 ont été définies dès la réunion informelle des hauts fonctionnaires (ISOM) qui s’est tenue le 12 décembre 2025 à Shenzhen. Face à la « montée du protectionnisme » et aux tendances de repli sur soi qui pèsent sur la croissance des économies du Sud et de la région en général, la présidence chinoise a mis l’accent sur la nécessité d’une action coordonnée. Ma Zhaoxu, vice-ministre chinois des Affaires étrangères, a souligné l’urgence de maintenir des chaînes d’approvisionnement résilientes et de soutenir un système commercial coopératif ouvert. Ces échanges visent à relancer la dynamique vers la création de la Zone de libre-échange Asie-Pacifique (ZLEAP), un projet de longue date destiné à approfondir l’intégration économique régionale. Les travaux s’orientent autour de trois piliers : l’ouverture, l’innovation et la coopération. Il…
Une orientation stratégique contre le protectionnisme et pour l’intégration
Les priorités de cette année 2026 ont été définies dès la réunion informelle des hauts fonctionnaires (ISOM) qui s’est tenue le 12 décembre 2025 à Shenzhen. Face à la « montée du protectionnisme » et aux tendances de repli sur soi qui pèsent sur la croissance des économies du Sud et de la région en général, la présidence chinoise a mis l’accent sur la nécessité d’une action coordonnée. Ma Zhaoxu, vice-ministre chinois des Affaires étrangères, a souligné l’urgence de maintenir des chaînes d’approvisionnement résilientes et de soutenir un système commercial coopératif ouvert.
Ces échanges visent à relancer la dynamique vers la création de la Zone de libre-échange Asie-Pacifique (ZLEAP), un projet de longue date destiné à approfondir l’intégration économique régionale.
Les travaux s’orientent autour de trois piliers : l’ouverture, l’innovation et la coopération. Il s’agit pour les économies membres de dépasser les fractures géopolitiques pour se concentrer sur l’interopérabilité des normes, notamment dans le domaine de l’économie numérique et de l’intelligence artificielle, afin de garantir que les bénéfices technologiques soient partagés équitablement à travers toute la région.
Nous vous en parlions
Asie-Pacifique :
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D’ailleurs, en parallèle du lancement de ces travaux, le président Xi Jinping a tenu à souligner, lors d’une visioconférence avec Vladimir Poutine, l’importance des liens entre la Chine et la Russie, invitant les deux puissances à œuvrer de concert pour garantir la « stabilité stratégique mondiale ».
Les premiers travaux portent sur la sécurité alimentaire et l’innovation
La mise en œuvre opérationnelle de ce programme s’est matérialisée lors de la première réunion des hauts fonctionnaires qui s’est tenue du 1er au 10 février 2026 à Guangzhou, rassemblant une soixantaine de groupes de travail. Au-delà de simples déclarations, ces travaux ont mis en lumière la nécessité de continuer le travail, notamment via le Partenariat politique de l’APEC sur la sécurité alimentaire (PPFS).
L’administrateur Liu Huanxin a insisté sur l’urgence de combler le fossé entre les engagements politiques et la résilience réelle des systèmes alimentaires, plaidant pour la mise en place d’un système de coopération couvrant l’ensemble de la chaîne industrielle « de la ferme à la table ».
Les discussions se sont concentrées sur la « Feuille de route pour la sécurité alimentaire à l’horizon 2030 », avec un accent particulier sur l’innovation. L’objectif est d’utiliser les technologies numériques (big data, IA) pour réduire drastiquement les pertes et le gaspillage alimentaires tout au long de la chaîne. Il s’agit de transformer les modèles agricoles pour les rendre non seulement plus productifs, mais surtout durables face au changement climatique et aux catastrophes naturelles, des facteurs qui menacent la souveraineté alimentaire des pays du Sud.
Fait notable pour une organisation économique, l’inclusion sociale a été placée au cœur des débats. Des stratégies spécifiques ont été évoquées pour améliorer les moyens de subsistance des femmes, des jeunes et des communautés autochtones, reconnaissant leur rôle central mais souvent invisibilisé dans le système alimentaire. Enfin, les travaux ne se sont pas limités à l’agriculture : d’autres groupes d’experts ont avancé sur des dossiers tels que la lutte contre la corruption transfrontalière, la gestion durable des océans et de la pêche, ainsi que l’interopérabilité des économies numériques, dessinant les contours d’une coopération dense et multilatérale.