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ONU

Guterres met en garde contre l’asphyxie de Cuba

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Mise à jour le 13 février 2026
Temps de lecture : 3 minutes

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ONU États-Unis Cuba

Le secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, António Guterres, avertit que Cuba pourrait « s’effondrer » si le blocus américain sur les approvisionnements pétroliers se poursuit. Une formule qui dit l’ampleur de la catastrophe en cours et l’impasse stratégique dans laquelle Washington cherche à enfermer l’île.

Selon son porte-parole, Stéphane Dujarric, la situation humanitaire est « extrêmement préoccupante » et risque de basculer vers un effondrement pur et simple si les besoins énergétiques du pays ne sont pas satisfaits. Derrière ces mots, les pénuries massives de carburant, les coupures d’électricité à répétition, les transports paralysés, les chaînes de production désorganisées et les hôpitaux sous tension. Cuba ne disposerait que de quelques semaines de réserves de pétrole au rythme actuel. Une vulnérabilité sciemment organisée par Washington. Donald Trump assume une stratégie de pression maximale, menaçant de sanctions et de droits de douane tout pays fournissant du pétrole à l’île. Cette offensive n’est pas un simple durcissement conjoncturel. Elle s’inscrit dans une guerre économique de longue durée, entamée il y a plus de soixante ans, visant à asphyxier l’économie cubaine pour provoquer un changement de régime. Le blocus, qualifié d’illégal par l’écrasante majorité des États membres de l’ONU, demeure pourtant intact, malgré des décennies de résolutions exigeant sa levée. À lire aussi Libre et debout : …extrêmement préoccupante » et risque de basculer vers un effondrement pur et simple si les besoins énergétiques du pays ne sont pas satisfaits. Derrière ces mots, les pénuries massives de carburant, les coupures d’électricité à répétition, les transports paralysés, les chaînes de production désorganisées et les hôpitaux sous tension.

Cuba ne disposerait que de quelques semaines de réserves de pétrole au rythme actuel. Une vulnérabilité sciemment organisée par Washington. Donald Trump assume une stratégie de pression maximale, menaçant de sanctions et de droits de douane tout pays fournissant du pétrole à l’île.

Cette offensive n’est pas un simple durcissement conjoncturel. Elle s’inscrit dans une guerre économique de longue durée, entamée il y a plus de soixante ans, visant à asphyxier l’économie cubaine pour provoquer un changement de régime. Le blocus, qualifié d’illégal par l’écrasante majorité des États membres de l’ONU, demeure pourtant intact, malgré des décennies de résolutions exigeant sa levée.

Face à cette escalade, La Havane rappelle sa disponibilité pour un dialogue respectueux, fondé sur l’égalité souveraine. Le vice-ministre des Affaires étrangères, Carlos Fernández de Cossío, indique que des échanges informels existent, sans qu’un véritable processus bilatéral ne soit engagé. Une prudence compréhensible face à une administration américaine qui alterne menaces et déclarations opportunistes sur un hypothétique « accord ».

Dans ce contexte, certains pays tentent de desserrer l’étau. La présidente mexicaine Claudia Sheinbaum a annoncé l’envoi d’aide humanitaire et cherche une voie pour maintenir un soutien énergétique sans subir de représailles. Une démarche qui illustre les limites d’un ordre international où le droit cède trop souvent devant l’extraterritorialité des sanctions américaines. En avertissant d’un possible effondrement, l’ONU met les États face à leurs responsabilités. Reste à savoir si ces alertes resteront, une fois encore, lettre morte.

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