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Blocus états-unien

Cuba face à l’asphyxie énergétique

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Mise à jour le 6 mars 2026
Temps de lecture : 5 minutes

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Chine États-Unis Cuba Énergie

Dans la continuité de l’attaque militaire contre le Venezuela du 3 janvier 2026, l’administration états-unienne a fortement renforcé le blocus contre Cuba, le portant à un niveau inédit. Plus que jamais, le gouvernement sous la houlette de Marco Rubio, anti-cubain fanatique, croit en la stratégie du fruit mûr.

Pour tenir dans une situation d’asphyxie complète, Cuba adapte sa résistance au nouveau contexte, tandis que la solidarité internationale cherche les voies possibles pour se redéployer. Un blocus pétrolier de fait L’attaque contre le Venezuela début janvier a permis aux États-Unis de couper militairement les liaisons maritimes entre Caracas et La Havane pour l’envoi de pétrole. Plusieurs pétroliers destinés à Cuba ont été attaqués, pris d’assaut et détournés par l’armée états-unienne, agissant tels des pirates. À lire aussi Solidarité internationale : Mais qui soutient vraiment Cuba dans le monde ? Dans un second temps, Donald Trump a publié le 29 janvier 2026 un décret présidentiel menaçant de droits de douane supplémentaires tout pays fournissant du pétrole à Cuba. Le cumul de ces deux décisions, illégales au regard du droit international, aboutit de fait à un blocus pétrolier complet. Les conséquences sont graves. Cuba n’étant pas indépendante sur le plan énergétique, elle dépend des importations pour faire fonctionner son économie, ses services publics et garantir l’électricité à la population. L’île…

Un blocus pétrolier de fait

L’attaque contre le Venezuela début janvier a permis aux États-Unis de couper militairement les liaisons maritimes entre Caracas et La Havane pour l’envoi de pétrole. Plusieurs pétroliers destinés à Cuba ont été attaqués, pris d’assaut et détournés par l’armée états-unienne, agissant tels des pirates.

Dans un second temps, Donald Trump a publié le 29 janvier 2026 un décret présidentiel menaçant de droits de douane supplémentaires tout pays fournissant du pétrole à Cuba. Le cumul de ces deux décisions, illégales au regard du droit international, aboutit de fait à un blocus pétrolier complet.

Les conséquences sont graves. Cuba n’étant pas indépendante sur le plan énergétique, elle dépend des importations pour faire fonctionner son économie, ses services publics et garantir l’électricité à la population.

L’île dispose de centrales thermiques anciennes fonctionnant au pétrole. Depuis plusieurs années déjà, le blocus économique et financier empêchait un fonctionnement normal du système électrique, faute d’approvisionnement suffisant. À cela s’ajoute un défaut d’entretien des centrales : le blocus rend très complexe, voire impossible, l’obtention de pièces de rechange. Depuis fin janvier, les coupures ont explosé. Les transports sont paralysés et les particuliers subissent parfois jusqu’à 20 heures d’interruption par jour.

L’autonomie énergétique comme priorité stratégique

Lors d’une conférence de presse de plus de deux heures le 5 février, le président cubain Miguel Díaz-Canel a répondu aux questions de journalistes nationaux et internationaux. Il a indiqué que Cuba ne produit actuellement qu’environ 30 % du pétrole nécessaire à sa consommation. Or son exploitation suppose des opérations chimiques complexes, rendues plus difficiles encore par le blocus.

Les énergies renouvelables ont progressé ces dernières années. Le solaire représente désormais 10 % de la production énergétique contre 3 % en 2023, grâce à un plan de développement intensif des parcs photovoltaïques mené avec la Chine. L’objectif est d’atteindre 25 % de renouvelables dans le mix énergétique d’ici 2030. Le gouvernement a ainsi exonéré de droits de douane les importations de panneaux solaires.

À lire aussi : Cuba avance dans le secteur photovoltaïque

Le président a insisté sur la nécessité de développer « avec une priorité très forte » tous les investissements permettant d’accroître l’autonomie énergétique, à la fois par les renouvelables et par une meilleure exploitation du pétrole national. Toutefois, ces mesures ne produiront pas d’effets immédiats.

Des mesures d’urgence inspirées de la « période spéciale »

Depuis début février 2026, des mesures drastiques d’économie d’énergie ont été adoptées, inspirées de la période spéciale des années 1990 qui avait suivi la disparition du bloc de l’Est. La plupart des transports sont suspendus. Le télétravail a été développé dans les universités et certaines administrations ; d’autres structures fonctionnent désormais quatre jours par semaine, parfois moins.

L’objectif est de réserver l’énergie disponible aux secteurs prioritaires : services publics, hôpitaux, écoles, transports essentiels et secteurs économiques stratégiques permettant l’obtention de devises.

Malgré ce ciblage, les coupures restent massives et affectent profondément l’économie comme la vie quotidienne. Transports, conservation alimentaire, santé : les conséquences touchent d’abord les plus fragiles et les malades.

En tentant d’asphyxier économiquement l’île, l’administration états-unienne viole – une fois encore – le droit international, le droit humanitaire et les droits humains. Une telle stratégie pourrait relever d’un crime contre l’humanité.

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