Tout cela ne fait que rajouter du dégoût à la défiance croissante de nos concitoyennes et concitoyens vis-à-vis de « la politique ». Le baromètre CEVIPOF vient de publier ses données mesurant le niveau de défiance vis-à-vis de la politique et les chiffres sont implacables : 78% des Français ne font plus confiance aux politiques, c’est un record historique et un record européen puisque le taux est à 55% pour les Allemands, 60% pour les Italiens et 56 % pour les Britanniques.
Les causes de ce malaise démocratique sont à rechercher dans le mépris ressenti par la population, le manque de probité de certains élus, certes et heureusement très minoritaires. Les problèmes d’argent voire de mœurs sont trop souvent à la une des journaux. Trop souvent apparaissent ces images de responsables politiques entrant ou sortant des tribunaux.
Le mépris, il s’est exprimé à plusieurs reprises, lors du référendum sur le projet de constitution européenne en 2005, rejeté par 55% de la population, imposé malgré tout, les cahiers de doléances des gilets jaunes en 2019 archivés, oubliés… Ou encore la dissolution de 2024 avec un résultat non pris en compte.
Tout cela laisse des traces profondes au bout du compte et pourtant le rôle de la Politique - p majuscule - c’est de prendre en compte les aspirations populaires, et de travailler inlassablement à améliorer la vie des gens. Certains rêvent d’un régime fort pour remettre de l’ordre « dans la maison », je suis de ceux qui penchent plutôt pour l’engagement collectif pour résister au pouvoir de l’argent et construire un monde de justice et de progrès social.
Projet plus que jamais bien nécessaire.