En effet, la réglementation en vigueur impose aux expatriés de séjourner au moins 183 jours dans l’année pour continuer à bénéficier de leur statut fiscal. Une plateforme britannique de réservation de jets privés indiquait cette semaine qu’une quarantaine de clients les avaient contactés pour affréter un vol retour dans la région, dont certains au départ de Paris. L’indécence poussée à son comble. Quand des centaines de personnes meurent sous les bombes, d’autres continuent coûte que coûte à faire la guerre à l’impôt.
Eh oui, l’évasion fiscale continue, au-delà des tourments du monde. Il y a quelques semaines, dans La Tribune, un article nous apprend que la taxe minimum sur les multinationales donne des résultats très décevants. Le gouvernement annonçait un big bang fiscal avec 1,5 milliard de recettes annoncées en 2026. Bercy table aujourd’hui sur un résultat de 500 millions.
Au fil des années, les paradis fiscaux ont eu le temps de s’adapter. Le monde de la finance fonctionne toujours comme une jungle avec une concurrence effrénée entre les États du monde. Ainsi, au cœur de l’Europe, le Luxembourg, qui héberge des milliers de sociétés offshore, l’Irlande qui pousse toujours son avantage compétitif avec un impôt société très faible et puis Malte et puis Chypre… Mais, tout cela, c’est l’Union européenne, non ? C’est quand l’harmonisation et la transparence ?
Ça nous permettrait de financer le rapatriement de nos exilés fiscaux de Dubaï.