Chaque jour, des milliers de milliards de dollars sont échangés sur les marchés financiers. Derrière ces transactions, il y a des hommes, des hommes qui décident de parier sur l’industrie de défense allemande, sur les micro-processeurs taïwanais ou sur l’industrie pharmaceutique indienne ; des hommes qui pensent que le dollar va chuter ou que le marché des maisons de retraite privées est porteur en Europe. Des hommes qui ont des convictions, mais surtout des intérêts et les moyens de les faire valoir.
Que va-t-on produire, où, dans quelles conditions, à quel prix, pour répondre à quels besoins et au bénéfice de qui ? Voilà des questions que l’on voudrait voir au cœur du débat démocratique et qui se tranchent aujourd’hui en grande partie sur les marchés. Gardons un œil sur eux, ils en disent beaucoup sur l’organisation du monde et ses recompositions.
Ceci n’est pas qu’une précaution légale : cette chronique est tout autre chose qu’un conseil en investissement.