L’indice MSCI ACWI regroupe plus de 2 500 entreprises cotées, dans une cinquantaine de pays du Nord et du Sud, représentant l’immense majorité du marché actions mondial. Il donne une idée de la géographie du capital financier aujourd’hui. En janvier 2026, les entreprises cotées aux États-Unis d’Amérique représentent 63% de l’indice. Le deuxième pays, le Japon, est loin derrière, à 5% de l’indice. Les deux grandes places états-uniennes, le New York Stock Exchange, généraliste, et le Nasdaq, spécialisé dans les valeurs technologiques concentrent donc plus de la moitié de la capitalisation mondiale. Les fameuses Magnificent Seven (Apple, Microsoft, Amazon, Alphabet, Meta, Nvidia, Tesla) représentent plus de 20% de la capitalisation mondiale. Nvidia, plus grande capitalisation mondiale, vaut près de 4 500 milliards de dollars ; peu ou prou l’équivalent de l’ensemble des 80 entreprises regroupées dans le CAC 40 français et dans le DAX allemand. La domination américaine est particulièrement marquée dans les secteurs des entreprises technologiques et de la communication, puisqu’on peut ajouter aux géants précédents les logiciels Oracle, Adobe, Broadcom ou encore Netflix ou Disney…
Les deux grandes places états-uniennes, le New York Stock Exchange, généraliste, et le Nasdaq, spécialisé dans les valeurs technologiques concentrent donc plus de la moitié de la capitalisation mondiale. Les fameuses Magnificent Seven (Apple, Microsoft, Amazon, Alphabet, Meta, Nvidia, Tesla) représentent plus de 20% de la capitalisation mondiale. Nvidia, plus grande capitalisation mondiale, vaut près de 4 500 milliards de dollars ; peu ou prou l’équivalent de l’ensemble des 80 entreprises regroupées dans le CAC 40 français et dans le DAX allemand.
La domination américaine est particulièrement marquée dans les secteurs des entreprises technologiques et de la communication, puisqu’on peut ajouter aux géants précédents les logiciels Oracle, Adobe, Broadcom ou encore Netflix ou Disney qui pèsent également plusieurs centaines de milliards. Dans la consommation discrétionnaire, outre Amazon, les géants américains,comme McDonald’s, Nike ou Home Depot pèsent des centaines de milliards. Dans les consommations de base, Procter & Gamble, Coca-Cola ou Pepsi inondent les marchés mondiaux de leurs produits et dominent leur secteur en termes de valorisation. Dans l’industrie pharmaceutique, les entreprises américaines, dont les géants Eli Lilly, Johnson & Johnson, AbbVie, Merck, Pfizer ou UnitedHealth représentent 70% de l’indice sectoriel MSCI World Healthcare.
Les secteurs économiques où les grandes entreprises américaines ne concentrent pas la majorité des capitaux mondiaux sont rares. Citons le secteur des matières premières, où la part des entreprises américaines est de l’ordre de 40% seulement (sic), ce qui ne dit rien d’autres formes de contrôle américain, par les lois du marché ou tout autre moyen.
Ainsi, les plus grands monopoles internationaux, qui emploient directement ou indirectement des millions de travailleurs à travers le monde, ont leur siège aux États-Unis. Ils y rapatrient plus de 2 000 milliards de profits par an et y prennent des décisions qui engagent toute l’économie mondiale. Le capital financier a bien un centre : New York.