Liberté Actus
qrcode:https://liberteactus.c-real.org/2234

Cet article est lisible à cette adresse sur le site Liberté Actus :

https://https://liberteactus.c-real.org/2234

Flachez le qrcode suivant pour retrouver l'article en ligne

alexgo.photography/shutterstock
Finance

Les milliards de l’IA au défi de leur application industrielle

Accès abonné
Temps de lecture : 5 minutes

Mots -clé

Industrie Finance Intelligence artificielle Point bourse

Au centre de l’économie mondiale, la Bourse américaine multiplie les sommets historiques ces dernières années. Le S&P 500, indice regroupant les 500 plus grandes entreprises américaines, est en hausse de 20 % sur un an et de 70 % sur cinq ans, malgré la baisse observée ces derniers jours.

Cette hausse de la capitalisation boursière américaine a été portée par quelques grandes entreprises du secteur technologique, jusqu’à alarmer les investisseurs et même le grand public autour d’une bulle de l’IA. Sur le même sujet Capital sans frontières : Qui possède le CAC 40 ? Une concentration du capital aux plus hauts historiques Le secteur technologique représente aujourd’hui le tiers de la capitalisation boursière américaine. Les Magnificent Seven (Nvidia, Apple, Google, Microsoft, Amazon, Meta, Tesla), tous très liés à la tech, bien que Tesla ou Amazon ne soient pas directement classés dans ce secteur, concentrent aujourd’hui plus du tiers de la capitalisation américaine. Ils ont été rejoints dernièrement par Broadcom, fabricant de semi-conducteurs et fournisseur de logiciels, dont la capitalisation boursière a augmenté de 640 % en cinq ans. Le capital financier américain a clairement lié son avenir au développement et à la rentabilisation des nouvelles technologies, singulièrement de l’IA. Atteindre la rentabilité exigée par le capital Sur le même sujet …

Une concentration du capital aux plus hauts historiques

Le secteur technologique représente aujourd’hui le tiers de la capitalisation boursière américaine. Les Magnificent Seven (Nvidia, Apple, Google, Microsoft, Amazon, Meta, Tesla), tous très liés à la tech, bien que Tesla ou Amazon ne soient pas directement classés dans ce secteur, concentrent aujourd’hui plus du tiers de la capitalisation américaine. Ils ont été rejoints dernièrement par Broadcom, fabricant de semi-conducteurs et fournisseur de logiciels, dont la capitalisation boursière a augmenté de 640 % en cinq ans.

Le capital financier américain a clairement lié son avenir au développement et à la rentabilisation des nouvelles technologies, singulièrement de l’IA.

Atteindre la rentabilité exigée par le capital

Pour une grande capitalisation américaine bien installée, les investisseurs exigent un rapport bénéfice/cours de l’ordre de 5 %. Parmi les géants boursiers de la tech, les plus anciennement installés comme Microsoft (env. 4 %), Meta, Google ou Amazon (env. 3,5 %) réalisent aujourd’hui des profits qui s’écartent relativement peu des exigences habituelles des investisseurs au regard de leur valorisation boursière.

Broadcom, en revanche, avec des bénéfices qui représentent à peine 1,5 % de sa capitalisation boursière, est très clairement un pari sur l’avenir. Les investisseurs achètent l’entreprise de demain, en pariant sur une forte croissance du chiffre d’affaires et du bénéfice.

En 2023, au pic de la ruée sur l’IA, Nvidia s’est vendue plus de 140 fois son bénéfice annuel. Autrement dit, les investisseurs achetaient une entreprise qui affichait un bénéfice autour de 0,7 % de sa capitalisation boursière. Trois ans plus tard, Nvidia affiche des bénéfices représentant plus de 2,5 % de sa capitalisation boursière, en ayant connu une croissance annuelle de 65 % de ses revenus en 2025. Une bonne partie du chemin a donc été parcourue, et assez rapidement.

L’heure des applications industrielles

La ruée vers l’IA n’a pas été qu’un mouvement de capital fictif sur les places financières. Des milliards de dollars et d’heures de travail ont été investis dans la R&D, les data centers, la production et le transport d’électricité.

Les milliards déversés par les géants de la tech ont entraîné une forte croissance du chiffre d’affaires d’entreprises du secteur énergétique capables de signer des accords d’approvisionnement de long terme pour les data centers, ou des équipementiers électriques comme Legrand, qui réalise dorénavant le quart de son chiffre d’affaires en fournissant les data centers.

L’amont de la chaîne de valeur, les investissements qui rendent possible l’usage massif de l’IA, est déjà engagé dans un rythme de croissance extrêmement important.

L’aval, l’usage de l’IA pour moderniser les processus industriels, est désormais l’enjeu central. Siemens a été l’un des premiers géants industriels à dégainer un partenariat avec Nvidia l’an dernier, en lançant une gamme de copilotes de maintenance industrielle utilisant l’intelligence artificielle pour anticiper les pannes. L’entreprise allemande a été son propre premier client dans son usine d’Erlangen.

Tous les géants de l’industrie pharmaceutique sont des clients majeurs des solutions d’intelligence artificielle permettant d’exploiter les immenses bases de données médicales sur lesquelles s’appuie leur R&D.

Certains secteurs industriels ont surperformé les valeurs technologiques l’an dernier. La peur d’une bulle de l’IA a créé un début de diversification sectorielle, dans le sillage d’investisseurs comme Warren Buffett ayant exprimé leurs inquiétudes. Mais la hausse des valeurs industrielles est aussi la conséquence logique d’un développement technologique en train de se diffuser et de trouver ses applications.

Il vous reste tant à découvrir...

Cet article est payant.

Pour lire la suite de cet article et soutenir ce site, abonnez vous à Liberté Actus.

Déja abonné ?

Identifiez-vous

Message d'abonnement

Ces articles peuvent vous intéresser :

Soutenez-nous

Faire un don

En 2024, nous avons bâti un journal unique où les analyses se mêlent à l’actualité, où le récit se mêle au reportage, où la culture se mêle aux questions industrielles et internationales. Faites un don pour continuer l’aventure.