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Ilari Nackel/shutterstock
Automobile

Le patron de Volkswagen salue la planification chinoise et appelle à s’en inspirer

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Mise à jour le 3 avril 2026
Temps de lecture : 3 minutes

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Chine Industrie Automobile Allemagne Volkswagen

C’est une déclaration qui n’est pas passée inaperçue dans le monde industriel. Olivier Blume, PDG de Volkswagen, a plaidé dans une interview donnée au Bild am Sonntag pour « tirer les leçons de la planification industrielle rigoureuse de la Chine ».

Drôle de situation. On ne s’attendait pas à ce que ce tabou soit brisé par le patron du deuxième constructeur mondial. Finie l’arrogance et place au pragmatisme industriel ? Peut-être pas. Mais le constat est là.

Blume décrit la Chine comme un « centre de formation » pour son groupe et semble envieux de l’approche de Pékin. « Les Chinois procèdent de manière très planifiée… et ont des priorités claires – leur organisation est optimale ».

Pas certain que l’industriel allemand soit prêt à rompre avec les logiques qui ont structuré l’automobile européenne depuis des décennies. Mais il admet quand même qu’il est « important de regarder au-delà de nos frontières […] Nous pouvons beaucoup apprendre de la façon dont ce pays s’est développé ».

Mieux, il est revenu ce 24 mars sur le sujet, en marge du Forum sur le développement de la Chine auquel il participait. Le discours du Premier ministre chinois ne l’a pas laissé indifférent. « Ce sont ceux qui pensent globalement et avec ambition qui donnent le cap », a-t-il retenu.

La communication n’est évidemment pas absente. Mais quelque chose a changé. On est loin du mépris affiché il y a encore dix ans. Ce qui relevait du discours politique devient peu à peu une évidence industrielle.

Car derrière les mots, il y a les faits. En Chine, la planification ne se limite pas à des orientations générales. Elle structure des chaînes de valeur complètes, sécurise les approvisionnements, organise les investissements et accélère les cycles industriels. Résultat : une montée en gamme rapide, notamment dans le véhicule électrique, où les groupes européens peinent à suivre.

Et pendant ce temps, Volkswagen vacille. Pour la première fois depuis 1937, le groupe ferme des usines en Allemagne. À Wolfsburg, où 60 000 salariés incarnent encore le cœur industriel du groupe, le modèle historique est sous pression.

Le basculement est là. Ce n’est plus seulement une concurrence de coûts ou de marchés. C’est une confrontation entre deux organisations de la production. Et visiblement, même à Wolfsburg, certains commencent à en tirer les conclusions.

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