Le leader mondial du secteur l’a annoncé ce 5 mars, à l’occasion de sa conférence « Disruptive Technology ». Sa nouvelle batterie, la Blade Battery 2.0, sera déployée dès les prochaines semaines. La promesse est là : une recharge de 10 à 70 % en cinq minutes, et de 10 à 97 % en dix minutes. Une véritable révolution. Après plusieurs tests de sécurité, l’entreprise affirme que cette batterie résiste aux emballements thermiques ainsi qu’à des situations « extrêmes », comme la pénétration par clou. La recharge ultra-rapide devient réalité Sur le même sujet Industrie : Plongée au cœur d’une gigafactory Pour atteindre de telles performances, BYD s’appuie sur une nouvelle génération de bornes capables de délivrer jusqu’à 1 500 kW de puissance. Plus de 4 000 bornes sont d’ores et déjà installées et opérationnelles en Chine et 20 000 supplémentaires devraient l’être dans l’année. Si rien n’est pour l’instant confirmé, l’Europe devrait faire partie des zones de déploiement prioritaires, tant le groupe entend se développer sur le Vieux Continent — notamment…
La recharge ultra-rapide devient réalité
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Plongée au cœur d’une gigafactory
Pour atteindre de telles performances, BYD s’appuie sur une nouvelle génération de bornes capables de délivrer jusqu’à 1 500 kW de puissance. Plus de 4 000 bornes sont d’ores et déjà installées et opérationnelles en Chine et 20 000 supplémentaires devraient l’être dans l’année. Si rien n’est pour l’instant confirmé, l’Europe devrait faire partie des zones de déploiement prioritaires, tant le groupe entend se développer sur le Vieux Continent — notamment depuis son usine en Hongrie, où la production pilote vient de démarrer.
Le défi industriel est immense et la partie est loin d’être gagnée mais, une nouvelle fois, c’est de Chine qu’arrivent les principales innovations du secteur.
C’est le résultat de six ans de recherche pour un groupe qui emploie près de 120 000 ingénieurs, soit 10 % de ses effectifs totaux. Rien que sur l’année 2024, BYD aurait investi 7 milliards d’euros en recherche et développement. Une force de frappe qui lui permet de déposer plusieurs dizaines de brevets chaque jour, tout en développant en interne ces nouvelles technologies qui lui assurent une place de premier plan sur son marché.
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Et l’Europe dans tout ça ?
Les premiers fabricants de batteries européens font aujourd’hui pâle figure face à ce type d’avancées. Déjà en difficulté pour produire des batteries « standards », ils prennent une longueur de retard à chaque avancée technologique chinoise. Un problème que les industriels ont bien compris, puisqu’ils affichent désormais une volonté explicite de travailler avec les entreprises chinoises, à l’image d’ACC qui s’appuie sur une centaine de travailleurs chinois pour monter en cadence.
D’autres, à l’inverse, tancent BYD qui serait, d’après eux, sur-subventionné par Pékin. Comme si l’argent suffisait à réaliser de telles prouesses industrielles et de telles réussites d’ingénierie. Cela reste néanmoins une excellente nouvelle pour le développement de la filière.